MacBook Air et les fanatiques
Encore une fois, Apple fait les manchettes, cette fois-ci pour son MacBook Air. Si vous ne l'avez pas vu encore, allez vous rincer l'oeil deux secondes.
J'en veux un, c'est certain. Aussi, comme je vais me répéter, je le sais, je radote, n'empêche que c'est une propriété des commentaires de carnets, personne ne prend la peine de lire les commentaires précédents. Tout aussi bien écrire dans un endroit où on me lit, un tant soit peu du moins (svp, pétez pas ma bulle).
Bon, les formalités étant plus ou moins réglées, parlons des enthousiastes des gros ordinateurs, et des fanatiques Apple. Ces derniers ne comprendront que trop tard l'engouement des gens pour le MacBook Air. Tout comme le iPod Mini dans le temps, qui avait subi les affres des preux chevaliers, valeureux défenseurs de leur gros lecteurs iPod (dorénavant appelés) classiques, ils ne comprennent pas que les gens pourraient vouloir quelque chose de plus petit.
Oui on peut avoir plus de fonctionnalités sur un MacBook, ou un MacBook Pro (dont je suis fier possesseur). Si on prend la logique et la pousse plus loin, on peut acheter un iMac ou un Mac Pro, et avoir encore plus pour beaucoup moins cher.
La n'est pas la question. Le MacBook Air existe pour la même raison que j'ai un iPod Nano: design, mode, simplicité, encombrement réduit, et surtout, ça fait ce que j'ai de besoin.
Eh oui, le Michel s'en vient pépère, fini mon ère du plus gros ordinateur de la mort qui tue (sous toute réserve
les gros modèles, oui, les super ordinateurs qui prennent 3 pièces, non). Sur mon MacBook Pro, je grave ou lis très rarement des CD/DVD. J'ai habituellement un seul connecteur USB de branché, et c'est une imprimante ou notre disque externe de musique (ce qui saurait être réglé dès qu'Apple va avoir réglé le problème de partage inconsistant sur leur Airport Extreme Base). Parfois une manette de jeux, une caméra digitale. Plus de façon amateur, j'ai mon MOTU Traveler, mais le MacBook Air n'est pas conçu pour un tel usage professionnel, je ne composerais pas de musique ni n'enregistrerais avec le MacBook Air.
Non, dans la vie de tous les jours, la seule chose qui me manquerait, c'est une entrée de son, que je vais devoir pallier en USB. Tout le reste, je l'achèterais (le Superdrive externe et la carte réseau USB), et je trimballerais ça dans un petit sac, au cas où, mais je vais m'en servir quoi, une fois par semaine? Pourquoi m'encombrer de choses inutiles quand tout ce que je veux, je l'aurais sur l'ordinateur?
En d'autres mots, un de ces quatre, je vais peut-être m'en acheter un. Pour le moment, il y a d'autres priorités, et je n'ai pas 4000$ qui traîne pour le gros modèle (ben quoi, faut bien être un brin extrème ici!).. et seul le temps va dire si Apple a vu juste. C'est un gros pari, mais s'il y a quelque chose que j'ai compris, c'est de laisser la chance au coureur, surtout s'il s'appelle Jobs
{Mise à jour, 18 janvier}
Comme je m'en doutais, c'est un incompris. J'ai vu ces perles sur Internet:
- 1000$, c'est trop cher pour un SSD. Eh non, c'est le prix, regardez ailleurs, regardez chez Dell par exemple.
- Uniquement 5 heures de batterie. Ouf, je ne dois pas connaître les bons endroits pour acheter mes ordinateurs, ni les bonnes marques. Sérieux, 5 heures d'autonomie, je trouve ça assez dans l'épatant.
- C'est tellement mince, ça dois casser tout seul. On disait ça du iPod Nano aussi. Mmm, pattern?
- C'est quoi le but d'un tel ordinateur. Ces personnes ne sont PAS le public cible, ni n'ont probablement vu un ultra-portable dans leur vie.
- L'ordinateur doit (insérer terme dérogatif). Wait and see. On va tous le savoir rendu là.
- J'ai de besoin de mon (insérer fonctionnalité). S'il y a un besoin constant, ce n'est probablement pas le meilleur ordinateur. Je ne verrais guère une entreprise se servir de cet ordinateur pour développer ses produits par exemple. Je regarde tous les gens dans ma famille, et à part 3 (mon père, mon grand-père maternel et un de mes oncles), je ne verrais pas en quoi ça les bloquerait, surtout s'ils peuvent suppléer les quelques éléments manquants de façon temporaire.
Enfin bref, je ne m'éterniserai pas sur le sujet, juste pour dire qu'il s'agit d'un sujet qui touche bien des cordes sensibles, et avant de voir les premiers modèles de nous-mêmes, je peux affirmer qu'on aime ou qu'on déteste de façon spontanée et viscérale. Il ne semble pas y avoir de demi-mesures aux émotions.
Du moins, Apple a réussi à mettre en premier plan les ultra-portables, ce que bien des entreprises ont essayé, mais n'ont obtenu en visibilité qu'un arrière plancher. On risque bien d'avoir une recrudescence de ces modèles dans les prochaines années, ainsi qu'un engouement du public. Fujitsu, Sony et cie., on attend vos nouvelles moutures.
